lundi, 07 mars 2016

A propos des parcours santé

Un lexique pour 3 parcours :

PARCOURS DE SOINS - PARCOURS DE SANTÉ - PARCOURS DE VIE.

Et une prise en charge adaptée des patients et usagers.

 

Selon le Ministère des affaires sociales et de la santé : Les parcours se définissent comme la prise en charge globale du patient et de l’usager dans un territoire donné au plus près de son lieu de vie, avec une meilleure attention portée à l’individu et à ses choix, nécessitant l’action coordonnée des acteurs de la prévention, de la promotion de la santé, du sanitaire, du médico-social, du social, et intégrant les facteurs déterminants de la santé que sont l’hygiène, le mode de vie, l’éducation, le milieu professionnel et l’environnement.  Les parcours ont une dimension temporelle qui est d’organiser une prise en charge du patient et de l’usager coordonnée dans le temps, et spatiale dans un territoire et la proximité de leur domicile. 

Leur réussite repose sur la participation et l’implication des patients et des usagers, sur l’intervention efficace et coordonnée des acteurs du système de soins, des services et établissements médico-sociaux et sociaux, des collectivités locales, des autres services de l’Etat et des organismes de protection sociale.   

Le lexique proposé ci après (suivre le lien Pdf, 92 pages.) énonce la définition des concepts les plus fréquemment évoqués dans les parcours.

Nous vous en souhaitons une bonne utilisation.

Source : http://social-sante.gouv.fr. Janvier 2016

mardi, 01 mars 2016

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE UN PLAN PARTIELLEMENT RESPECTE MAIS TRES INSUFFISANT

collectif alerte, pauvreté, exclusion, interassociatif

Le collectif ALERTE - dont l'APF fait partie - dresse aujourd’hui le bilan de trois années d’application du plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

Tandis que la pauvreté monétaire augmente, à hauteur de 8, 6 millions de personnes en 2014 (dernière année connue), soit 14,2 % de la population de la France, le plan de lutte contre la pauvreté, lancé en 2013, n’a pas permis de stopper la hausse de la pauvreté mais l’a sans doute fortement ralentie. Ce plan sert d’amortisseur social à la crise économique pour les plus fragiles.

Au total, comme les deux premières années, le plan est globalement respecté par le Gouvernement. ALERTE salue ces avancées interministérielles. Mais demeurent des insuffisances et des retards.

Le Gouvernement doit lutter plus franchement contre le non recours. Certes cela a un coût mais il est inacceptable qu’on puisse créer une mesure aussi importante que la prime d’activité en se contentant d’atteindre un bénéficiaire sur deux. Il y a là une rupture de l’égalité devant la loi, entre des personnes bien informées et celles les plus en difficulté qui ne feront pas jouer leur droit par ignorance ou manque d’accompagnement. ALERTE demande que la cible de la prime d’activité soit significativement relevée.

Les résultats en matière d’emploi, d’hébergement et de logement restent hélas, comme les deux années précédentes, un échec. C’est un échec grave, qui provoque l’éclatement de la société, avec un ascenseur social qui ne fonctionne plus et des outsiders, notamment dans les cités des quartiers de la politique de la ville, qui savent qu’ils ne seront jamais « comme les autres ». Il y a là une source de souffrance forte, qui peut hélas conduire à une société plus violente. De même l’Etat doit cesser de stigmatiser la population Rom.

ALERTE demande :

  • que l’Etat et les collectivités territoriales aillent beaucoup plus loin, beaucoup plus fort, en priorité pour assurer un toit et un emploi pour tous. Il faut changer d’échelle dans la lutte contre le chômage et la pauvreté, comme l’implique la notion d’état d’urgence sociale exprimée par le Président de la République. L’Etat a la responsabilité de faire de la lutte contre l’exclusion sa priorité majeure ; pour conserver la cohésion sociale aujourd’hui menacée et reconnaitre la dignité des personnes.
  • que la feuille de route garde son cap mais avec des moyens beaucoup plus importants sur les besoins prioritaires, notamment en matière d’éducation, d’emploi et de logement.
  • que le Gouvernement prenne conscience de l’état d’urgence de la cohésion sociale. Pour l’instant on en est loin. L’année 2015 a été très décevante en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Il faut lui redonner un nouveau souffle.

Pour télécharger le communiqué, cliquez ici, pour lire le dossier de presse, cliquez ici, et pour lire les demandes du Collectif, cliquez ici.

Scolarisation et handicap

Ecole inclusive ? Un nouveau rapport …

Le CNESCO (Conseil national d'évaluation du système scolaire) a publié récemment un rapport sur la question de la scolarisation des élèves en situation de handicap.

L’importance des progrès réalisés ces 10 dernières années apparait clairement. Le nombre des enfants handicapés  scolarisés en milieu ordinaire a quasiment doublé. Désormais, « un élève en situation de handicap sur deux est scolarisé en milieu ordinaire ».

Mais, les difficultés n’ont pas pour autant toutes disparues.

  • Le taux de scolarisation en milieu ordinaire décroit en fonction de l’âge de l’élève.  Et, si la quasi-totalité des élèves en situation de handicap entre trois et cinq ans est à l'école maternelle, au lycée, ils sont quatre fois moins nombreux qu'au collège où ils ont déjà souvent été séparés des autres.
  • Les règles ne sont pas forcément respectées, en matière d’accessibilité par exemple : 25% des écoles construites depuis 2008 ne respectent pas les normes…

Le CNESCO conclut donc sur un bilan "en demi-teinte", citant pour référence, les établissements qui en France comme au-delà de nos frontières ont développé des pédagogies adaptées. Les résultats scolaires de tous les élèves y sont meilleurs. Il faut « Encourager la diversité des méthodes pédagogiques », développer le numérique, former les enseignants à de nouvelles approches et ne pas omettre  de « développer rapidement l’accessibilité physique » de l’environnement éducatif.

Le rapport ne s’arrête pas là, il préconise également d’inclure « la problématique du handicap » dans les projets des établissements scolaires, de nommer des enseignants « personnes ressources », et de former les élèves au handicap (Ndrl : Oui, vous avez bien lu).

Il faut respecter le développement singulier de l’élève et répondre à ses besoins « selon des méthodes pédagogiques souples et adaptées ». (Ndrl : Refrain bien connu, certes mais qu’il n’est pas inutile de rappeler).

Lire le rapport : Pdf, 36 pages.       http://www.cnesco.fr