mardi, 01 mars 2016

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE UN PLAN PARTIELLEMENT RESPECTE MAIS TRES INSUFFISANT

collectif alerte, pauvreté, exclusion, interassociatif

Le collectif ALERTE - dont l'APF fait partie - dresse aujourd’hui le bilan de trois années d’application du plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

Tandis que la pauvreté monétaire augmente, à hauteur de 8, 6 millions de personnes en 2014 (dernière année connue), soit 14,2 % de la population de la France, le plan de lutte contre la pauvreté, lancé en 2013, n’a pas permis de stopper la hausse de la pauvreté mais l’a sans doute fortement ralentie. Ce plan sert d’amortisseur social à la crise économique pour les plus fragiles.

Au total, comme les deux premières années, le plan est globalement respecté par le Gouvernement. ALERTE salue ces avancées interministérielles. Mais demeurent des insuffisances et des retards.

Le Gouvernement doit lutter plus franchement contre le non recours. Certes cela a un coût mais il est inacceptable qu’on puisse créer une mesure aussi importante que la prime d’activité en se contentant d’atteindre un bénéficiaire sur deux. Il y a là une rupture de l’égalité devant la loi, entre des personnes bien informées et celles les plus en difficulté qui ne feront pas jouer leur droit par ignorance ou manque d’accompagnement. ALERTE demande que la cible de la prime d’activité soit significativement relevée.

Les résultats en matière d’emploi, d’hébergement et de logement restent hélas, comme les deux années précédentes, un échec. C’est un échec grave, qui provoque l’éclatement de la société, avec un ascenseur social qui ne fonctionne plus et des outsiders, notamment dans les cités des quartiers de la politique de la ville, qui savent qu’ils ne seront jamais « comme les autres ». Il y a là une source de souffrance forte, qui peut hélas conduire à une société plus violente. De même l’Etat doit cesser de stigmatiser la population Rom.

ALERTE demande :

  • que l’Etat et les collectivités territoriales aillent beaucoup plus loin, beaucoup plus fort, en priorité pour assurer un toit et un emploi pour tous. Il faut changer d’échelle dans la lutte contre le chômage et la pauvreté, comme l’implique la notion d’état d’urgence sociale exprimée par le Président de la République. L’Etat a la responsabilité de faire de la lutte contre l’exclusion sa priorité majeure ; pour conserver la cohésion sociale aujourd’hui menacée et reconnaitre la dignité des personnes.
  • que la feuille de route garde son cap mais avec des moyens beaucoup plus importants sur les besoins prioritaires, notamment en matière d’éducation, d’emploi et de logement.
  • que le Gouvernement prenne conscience de l’état d’urgence de la cohésion sociale. Pour l’instant on en est loin. L’année 2015 a été très décevante en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Il faut lui redonner un nouveau souffle.

Pour télécharger le communiqué, cliquez ici, pour lire le dossier de presse, cliquez ici, et pour lire les demandes du Collectif, cliquez ici.

Scolarisation et handicap

Ecole inclusive ? Un nouveau rapport …

Le CNESCO (Conseil national d'évaluation du système scolaire) a publié récemment un rapport sur la question de la scolarisation des élèves en situation de handicap.

L’importance des progrès réalisés ces 10 dernières années apparait clairement. Le nombre des enfants handicapés  scolarisés en milieu ordinaire a quasiment doublé. Désormais, « un élève en situation de handicap sur deux est scolarisé en milieu ordinaire ».

Mais, les difficultés n’ont pas pour autant toutes disparues.

  • Le taux de scolarisation en milieu ordinaire décroit en fonction de l’âge de l’élève.  Et, si la quasi-totalité des élèves en situation de handicap entre trois et cinq ans est à l'école maternelle, au lycée, ils sont quatre fois moins nombreux qu'au collège où ils ont déjà souvent été séparés des autres.
  • Les règles ne sont pas forcément respectées, en matière d’accessibilité par exemple : 25% des écoles construites depuis 2008 ne respectent pas les normes…

Le CNESCO conclut donc sur un bilan "en demi-teinte", citant pour référence, les établissements qui en France comme au-delà de nos frontières ont développé des pédagogies adaptées. Les résultats scolaires de tous les élèves y sont meilleurs. Il faut « Encourager la diversité des méthodes pédagogiques », développer le numérique, former les enseignants à de nouvelles approches et ne pas omettre  de « développer rapidement l’accessibilité physique » de l’environnement éducatif.

Le rapport ne s’arrête pas là, il préconise également d’inclure « la problématique du handicap » dans les projets des établissements scolaires, de nommer des enseignants « personnes ressources », et de former les élèves au handicap (Ndrl : Oui, vous avez bien lu).

Il faut respecter le développement singulier de l’élève et répondre à ses besoins « selon des méthodes pédagogiques souples et adaptées ». (Ndrl : Refrain bien connu, certes mais qu’il n’est pas inutile de rappeler).

Lire le rapport : Pdf, 36 pages.       http://www.cnesco.fr

Aider les aidants : le Magazine Faire Face de mars/avril 2016 vient de sortir

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Aujourd’hui, en France, plus de 8 millions de personnes s’occupent d’un proche dépendant (parent, enfant, conjoint) en raison d’un handicap ou de l’avancée en âge. Ces aidants, souvent démunis face à leurs droits, assurent de multiples tâches quotidiennes, au risque parfois de mettre leur propre santé en danger.

C’est pourquoi, Faire Face, le bi-media pour mieux vivre le handicap moteur, publie dans son numéro de mars / avril 2016, un dossier exclusif consacré aux aidants familiaux. Pour ne pas laisser les proches d’une personne en perte d’autonomie seuls face à leurs obstacles et à leurs questions.

Pour se procurer ce dossier, rendez-vous sur www.faire-face.fr !

 

Les aidants familiaux assurent aujourd’hui de multiples tâches quotidiennes : ménage, courses, soins, toilette, gestion administrative, accompagnement à la vie sociale, prise de rendez-vous… Un rythme souvent difficilement tenable pour ces personnes, avec le risque de négliger leur propre santé.

Ainsi, des aides financières, à la couverture sociale, en passant par les mesures pour la retraite, le magazine Faire Face fait le point sur les ressources dont peuvent bénéficier les aidants.

Comment concilier sa vie d’aidant et sa vie professionnelle ? Obtenir une allocation lorsqu’on s’occupe de son enfant handicapé ? S’organiser et se reposer ? Sans oublier de prendre soin de sa santé ou encore apprendre à faire la part des choses dans sa relation à l’autre ? Faire Face vous donne des clés pour vivre plus sereinement votre vie d’aidant.

 

 

Au sommaire de ce numéro :

  •       Ressources et protection sociale : des aidants dédommagés… mais mal assurés

Les aidants peuvent être dédommagés par l’allocataire de la PCH. Mais leurs droits sociaux restent limités. Certains dispositifs techniques leur permettent toutefois de bénéficier d’une meilleure couverture.

 

  •       Ressources et protection sociale : des coups de pouces pour la retraite

Les mesures en faveur de la retraite des aidants sont différentes selon les régimes, privé ou public.

 

  •       Aide et travail : concilier ses deux vies

Des congés spécifiques permettent aux aidants de mettre entre parenthèse leur activité professionnelle ou de la réduire. Ils peuvent également trouver dans le droit commun des mesures pouvant répondre à leurs besoins de souplesse.

 

  •       Parentalité : obtenir une allocation

Les parents d’enfant(s) lourdement handicapé(s), âgé(s) de moins de 20 ans, peuvent bénéficier de l’AEEH et de ses compléments. Ces derniers permettent notamment de compenser l’arrêt total ou partiel de l’activité professionnelle.

 

  •       Vie pratique : s’organiser et se reposer

Accompagner un proche handicapé implique de nombreuses tâches quotidiennes et une présence parfois permanente. Des relais existent pour vous aider à assumer ce rôle sur le long terme.

 

  •       Santé : prendre soin de soi

L’accompagnement quotidien d’un proche handicapé peut avoir de lourdes conséquences sur votre santé. Et ce, bien avant que vous ne vous sentiez malade. Apprenez ainsi à repérer les signes d’alerte et à vous ménager du temps pour votre bien-être.

 

  •       Psychologie : faire la part des choses

Seul(e), il n’est pas aisé de parvenir à bien vivre la relation avec son proche aidé. Face à plusieurs situations difficiles vécues par des aidants, voici quelques pistes pour retrouver des rapports plus équilibrés.

 

 

Dossier téléchargeable en vente au prix de 2,90 €

Numéro complet téléchargeable disponible à 5,70€