jeudi, 31 mars 2016

Soutien familial ou présence parentale

Congé de proche aidant ou congé de soutien familial, quelle différence avec le congé de présence parentale ?

Le premier est accordé pour aider un proche très dépendant du fait d’un handicap ou de son âge. Le second est prévu pour permettre d’assister un enfant de moins de 20 ans, handicapé ou gravement malade dont l’état nécessite une présence soutenue. Il est consenti à tout salarié sans condition d’ancienneté ce qui n’est pas le cas du congé de soutien familial qui nécessite au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise.

En matière de durée, le congé de soutien familial est limité à 3 mois renouvelable sans excéder un total de 12 mois dans la carrière professionnelle du bénéficiaire. Quant à la présence parentale, elle peut aller jusqu’à 310 jours ouvrés  sur une période de 3 ans pour un même enfant.

Ces deux congés spéciaux ne donnent droit à aucune rémunération, mais la présence parentale ouvre droit, selon la situation familiale,  à l’AJPP (Allocation journalière de présence parentale)  versée par la Caisse d’allocations familiales pour une durée maximale de 3 ans.

Pour en savoir davantage sur l’AJPP : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15132

« Pauvre tu es ? Pauvre tu resteras ! »

80 centimes par mois, c’est l’augmentation maximale accordée par le gouvernement en 2016 aux bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH), qui s’appliquera à compter du 1er avril.

Un niveau de revalorisation de 0,1% inacceptable pour l’APF au regard des conditions de vie précaires d’un million de personnes en situation de handicap et plus largement de plus de six millions de personnes qui relèvent des minima sociaux.

Cette revalorisation ridicule concerne également un million de bénéficiaires de pensions d’invalidité.

« Pauvre tu es ? Pauvre tu  resteras ! » : C’est le message adressé par le gouvernement à un million de personnes qui vivent avec 800 euros par mois voire moins, quand le seuil de pauvreté est, lui, de 1000 euros.

Certes, pour les personnes en situation de handicap, cette « revalorisation »  intervient plus tôt dans l'année - en avril au lieu de septembre - mais ce pourcentage de revalorisation de 0,1% des minima sociaux calé sur une inflation quasi nulle est ridicule. Gel déguisé, il ignore la baisse de pouvoir d'achat et les charges excessives supportées par les personnes en situation de handicap.

Le gouvernement a confié en octobre dernier une mission sur les minima sociaux (dont le RSA et l'AAH) au député Christophe Sirugue. Le rapport doit être rendu au Premier ministre début avril. L’occasion, face à la situation dramatique de millions de personnes vivant avec ces minima sociaux de revoir ce régime et de mettre en place les solutions pour sortir réellement les personnes de la pauvreté ?

Les personnes qui vivent des situations de pauvreté méritent mieux que l’aumône. La mise en place d’un revenu d’existence personnel décent demandé par l’APF depuis des années devrait être une piste à suivre par nos gouvernants.

Téléchargez le communiqué

   

lundi, 07 mars 2016

Viellir avec un enfant handicapé ?

Nous aurions pu comme nous le faisons souvent nous contenter de reprendre dans notre rubrique vu sur le net l’information ci après diffusée par Ouest France.

Mais puisque si l’on en croit l’article, il s’agit d’un service unique en France nous avons souhaité accorder un peu plus de place à l’information sans pour autant nous laisser aller à la moindre publicité.

En Vendée, un couple de septuagénaires a été admis dans une maison d’accueil familial avec son fils en situation de handicap. Il semblerait que cet établissement puisse accueillir une quinzaine de familles, chacune disposant de deux logements, et offre la possibilité aux parents âgés de vivre aux cotés leur enfant adulte handicapé, avec l'aide d'une équipe médicalisée.

Selon Ouest France toujours, la gestion est assurée par l’association Handi-espoir et financée par le conseil départemental de Vendée ainsi que par l’Agence régionale de la santé (ARS).

Pour lire l’article : Handicap. Aux Herbiers, ces retraités peuvent vivre avec leur fils

Site de l’association : http://www.handiespoir.fr/

Ndrl : Nous avons recherché le site de l’établissement (http://www.herbiers.com/boitissandeau-htm), mais pour nous la question reste posée : Qu’advient-il après le décès des parents ? – Quid  de « l’après nous ».