jeudi, 31 mars 2016

« Pauvre tu es ? Pauvre tu resteras ! »

80 centimes par mois, c’est l’augmentation maximale accordée par le gouvernement en 2016 aux bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH), qui s’appliquera à compter du 1er avril.

Un niveau de revalorisation de 0,1% inacceptable pour l’APF au regard des conditions de vie précaires d’un million de personnes en situation de handicap et plus largement de plus de six millions de personnes qui relèvent des minima sociaux.

Cette revalorisation ridicule concerne également un million de bénéficiaires de pensions d’invalidité.

« Pauvre tu es ? Pauvre tu  resteras ! » : C’est le message adressé par le gouvernement à un million de personnes qui vivent avec 800 euros par mois voire moins, quand le seuil de pauvreté est, lui, de 1000 euros.

Certes, pour les personnes en situation de handicap, cette « revalorisation »  intervient plus tôt dans l'année - en avril au lieu de septembre - mais ce pourcentage de revalorisation de 0,1% des minima sociaux calé sur une inflation quasi nulle est ridicule. Gel déguisé, il ignore la baisse de pouvoir d'achat et les charges excessives supportées par les personnes en situation de handicap.

Le gouvernement a confié en octobre dernier une mission sur les minima sociaux (dont le RSA et l'AAH) au député Christophe Sirugue. Le rapport doit être rendu au Premier ministre début avril. L’occasion, face à la situation dramatique de millions de personnes vivant avec ces minima sociaux de revoir ce régime et de mettre en place les solutions pour sortir réellement les personnes de la pauvreté ?

Les personnes qui vivent des situations de pauvreté méritent mieux que l’aumône. La mise en place d’un revenu d’existence personnel décent demandé par l’APF depuis des années devrait être une piste à suivre par nos gouvernants.

Téléchargez le communiqué

   

lundi, 07 mars 2016

Viellir avec un enfant handicapé ?

Nous aurions pu comme nous le faisons souvent nous contenter de reprendre dans notre rubrique vu sur le net l’information ci après diffusée par Ouest France.

Mais puisque si l’on en croit l’article, il s’agit d’un service unique en France nous avons souhaité accorder un peu plus de place à l’information sans pour autant nous laisser aller à la moindre publicité.

En Vendée, un couple de septuagénaires a été admis dans une maison d’accueil familial avec son fils en situation de handicap. Il semblerait que cet établissement puisse accueillir une quinzaine de familles, chacune disposant de deux logements, et offre la possibilité aux parents âgés de vivre aux cotés leur enfant adulte handicapé, avec l'aide d'une équipe médicalisée.

Selon Ouest France toujours, la gestion est assurée par l’association Handi-espoir et financée par le conseil départemental de Vendée ainsi que par l’Agence régionale de la santé (ARS).

Pour lire l’article : Handicap. Aux Herbiers, ces retraités peuvent vivre avec leur fils

Site de l’association : http://www.handiespoir.fr/

Ndrl : Nous avons recherché le site de l’établissement (http://www.herbiers.com/boitissandeau-htm), mais pour nous la question reste posée : Qu’advient-il après le décès des parents ? – Quid  de « l’après nous ».

A propos des parcours santé

Un lexique pour 3 parcours :

PARCOURS DE SOINS - PARCOURS DE SANTÉ - PARCOURS DE VIE.

Et une prise en charge adaptée des patients et usagers.

 

Selon le Ministère des affaires sociales et de la santé : Les parcours se définissent comme la prise en charge globale du patient et de l’usager dans un territoire donné au plus près de son lieu de vie, avec une meilleure attention portée à l’individu et à ses choix, nécessitant l’action coordonnée des acteurs de la prévention, de la promotion de la santé, du sanitaire, du médico-social, du social, et intégrant les facteurs déterminants de la santé que sont l’hygiène, le mode de vie, l’éducation, le milieu professionnel et l’environnement.  Les parcours ont une dimension temporelle qui est d’organiser une prise en charge du patient et de l’usager coordonnée dans le temps, et spatiale dans un territoire et la proximité de leur domicile. 

Leur réussite repose sur la participation et l’implication des patients et des usagers, sur l’intervention efficace et coordonnée des acteurs du système de soins, des services et établissements médico-sociaux et sociaux, des collectivités locales, des autres services de l’Etat et des organismes de protection sociale.   

Le lexique proposé ci après (suivre le lien Pdf, 92 pages.) énonce la définition des concepts les plus fréquemment évoqués dans les parcours.

Nous vous en souhaitons une bonne utilisation.

Source : http://social-sante.gouv.fr. Janvier 2016